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Historique : une bibliothèque depuis le 17e siècle

Ordre voué à l'enseignement, les jésuites ont très tôt développé une bibliothèque qui n'a jamais cessé de s'enrichir.

Naissance d'un collège

En donnant son hôtel particulier à la Compagnie de Jésus en 1581, Odinet Godran, président au Parlement, permet la construction d'un collège qui s'agrandira au cours du 17e siècle et recevra nombre d'élèves comme Bossuet, Buffon, Rameau... Consacrée en 1619, la chapelle respecte les règles architecturales de l'ordre, édictées par Martellange. Aménagée entre 1654 et 1657, la salle des Devises accueille une première bibliothèque destiné aux pères. 
 

Livres et salles : de beaux volumes...

En 1708, c'est la première bibliothèque publique qui ouvre à Dijon, grâce au don de Pierre Févret. Après l'expulsion des jésuites en 1763, le collège devient royal. La ville embauche alors un bibliothécaire, Charles Boullemier, qui aura la lourde charge de réunir les bibliothèques jésuite et publique (16 000 volumes), puis, surtout, de classer et d'intégrer les 25 000 ouvrages des confiscations révolutionnaires, parmi lesquels les célèbres manuscrits de l'abbaye de Cîteaux, qui font de la bibliothèque le premier fonds ancien bourguignon.
C'est à Boullemier que l'on doit le réaménagement des espaces du premier étage  afin de les transformer en magasins de bibliothèque. En savoir plus
C'est dans la salle qui porte son nom, récemment rénovée, où sont classés par format une quinzaine de milliers d'imprimés anciens, à l'atmosphère particulière, où souffle l'esprit et où règne l'histoire, que les visites des collections se font aujourd'hui, permettant autant d'admirer les ouvrages que l'ornement, et, un peu plus loin, le très grand globe terrestre du père Legrand (1740 environ). 


Une architecture du savoir 

La richesse de la bibliothèque réside dans le lien étroit que les collections entretiennent avec leurs magasins. Traverser les salles, c'est remonter le temps à la découverte de l'architecture des bibliothèques du passé. Représentative du 17e s., la salle des Devises, galerie tout en longueur avec ses rayonnages muraux, est aménagée tout en haut du bâtiment, pour une luminosité optimale et une bonne conservation. Son plafond peint de décors floraux,  des armes des donateurs et de devises, forme d'art et de communication typique de l'époque moderne, en est la pièce maîtresse.
Plus majestueuse, la salle Boullemier est caractéristique du 18e s.,  sur le modèle la Bibliothèque royale parisienne et de sa petite galerie en coursive. Intimiste et feutrée, “l'ancienne salle de lecture” accueillait le public jusqu'en 1909 - date à laquelle la chapelle  prit le relais.
Métallique et fonctionnel, le “Nautilus” témoigne du souci de l'espace et d'une primauté de la conservation sur l'esthétique au 20e s. Enfin, l'actuelle salle de lecture, témoigne du goût des générations actuelles pour les lieux à l'identité forte.